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Enseignement supérieur

 
 

Si l’écrasante majorité des étudiants va à l’Université, c’est pour se former afin d’entrer ensuite dans la vie active. Ce n’est  donc pas un  hasard si le marathon de réformes imposé depuis Sarkozy depuis son élection était celui qui dérégulait le contenu et le cadrage de nos formations. En individualisant les parcours, les mentions, les intitulés, les contenus, les volumes horaires…, c’est au bout du compte le rapport entre le futur travailleur et l’entreprise qu’on individualise, nous rendant ainsi plus vulnérables. Et avec la fin de la reconnaissance des diplômes dans les conventions collectives, ce sont nos garanties de salaire qui volent en éclats.

Ensuite, la précarité étudiante orchestrée par le gouvernement ainsi que l’augmentation de tous les coûts de la vie étudiante (45% depuis 2001), en plus d’avoir des conséquences dramatiques en termes de taux d’échec dès la première année (plus de 50%), pousse la moitié des étudiants à se salarier pour financer leurs études. Considérant leur situation comme temporaire, les étudiants acceptent des conditions dégradées de travail, et constituent donc une armée de réserve du salariat précaire. Plutôt qu’un lieu soumis aux exigences des entreprises où l’on apprend à devenir précaire, nous devons refaire des Universités des lieux d’émancipation et de partage des savoirs.

Propositions de la JC:

Pour sécuriser l’accès à la formation et garantir l’égalité, nous voulons un Statut qui doit permettre à l’étudiant de satisfaire ses besoins fondamentaux. Il faut donc partir de la satisfaction matérielle de ses besoins, en y répondant par le Service Public ! D’ores et déjà, le logement et la restauration sont en partie satisfaits par le Service Public des CROUS : il s’agit de renforcer considérablement ces dispositifs, tout en les élargissant aux autres besoins fondamentaux (alimentation, transport, culture, études…).

Nous exigeons :

  • un statut pour les jeunes en formation, avec l’ouverture d’une branche de la sécurité sociale
  • l’augmentation des aides existantes (bourses, allocations d’études) en nombre et en montant
  • le réengagement financier de l’Etat dans le CROUS et les Universités, pour permettre une baisse de tous les tarifs tout en améliorant la qualité du service public
  • la gratuité dans les transports pour les étudiants
  • la création de nouvelles ≪ œuvres universitaires ≫  (épiceries sociales, crèches pour les étudiantes…)
  • la gratuité des études
  • L’augmentation des équipements d’études : bibliothèques, salles informatiques…

Pour garantir la reconnaissance de nos diplômes et de nos qualifications, nous voulons :

Un vrai cadrage national des diplômes, c’est-a-dire un cadrage des contenus, volumes horaires et modalités d’évaluation, ainsi que leurs inscriptions dans les conventions collectives avec garantie des salaires correspondants ! (Ce qui ne s’oppose aucunement à une relative autonomie des équipes pédagogiques, quant aux contenus précis des enseignements, autonomie nécessaire du fait du lien avec la Recherche).

Nous exigeons :

  • un cadrage national des diplômes, comprenant les MCC, les intitules, les volumes horaires et les contenus de formation
  • la reconnaissance de nos diplômes dans les conventions collectives
  • un fort encadrement pédagogique et législatif des stages, ainsi que leur rémunération lorsqu’il s’agit d’une activité productive
  • garantir une possibilité de choisir entre poursuite d’études et sortie qualifiante à chaque niveau
  • une allocation d’aide à la recherche du premier emploi
  • multiplier les passerelles entre les formations, ainsi que l’interdisciplinarité en leur sein
  • mettre en place des vrais tutorats

Pour garantir réellement le droit à l’orientation, nous voulons :

Que chacun puisse réellement choisir son parcours indépendamment de sa ville ou de son milieu social d’origine. Ensuite, pour que la formation soit une source d’émancipation et de nouveaux projets tout au long de la vie, il faut repenser le droit au retour à la formation.

Nous exigeons :

  • un grand service public d’Orientation, du collège a l’Université, rattaché au service public de l’éducation pour que l’orientation soit au service des jeunes et non des entreprises
  • une spécialisation progressive des études
  • un financement 100% Public, également réparti sur l’ensemble du territoire
  • l’embauche massive d’enseignants et de personnels, ainsi que la défense de leur statut de fonctionnaire
  • une allocation de retour à la formation
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Article du site de l'Union des Étudiants Communistes