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Dossier de campagne: Wanted patrons voyous

 
 

le 23 février 2013

     

     

    p.1: Édito

    p.2: Vidéos

    p.3: Qui sont les patrons voyous

    p.4: Les jeunes en première ligne, Les jeunes répondent

    p.5: Stratégie et outils d'animation

     

     

    Édito de notre phase 1 de notre campagne travail: "Wanted Patrons Voyous!"

    Les constats sociaux alarmants s’empilent, les destructions d'emplois s’enchaînent : les jours sont difficiles pour les travailleurs, c'est une éviden-ce. Dans le contexte de crise structurelle du capita-lisme, la classe dominante a décidé d'en finir avec notre modèle social. La défaite de la droite n'y a rien changé pour eux : ils sont bien déterminés à détruire le code du travail, la protection sociale. Ils veulent s'attaquer aux obstacles qui protègent les travailleurs, reprendre la main sur ces milliards qui financent nos services publics, la sécurité sociale. En répétant incessamment des mensonges sur le coût du travail, il s'agit de faire accepter de nouvel-les régressions et d'augmenter les profits des capi-talistes. 

    Les jeunes sont au coeur de cette spirale de destruction de nos droits. Enchaînant les dispositifs de travail pas cher au travers de contrats spécifi-ques depuis des décennies, nous sommes la main-d’oeuvre idéale car soumise et précarisée. Services civiques, stages bidons, apprentissage difficile, inté-rim auxquels s'ajoutent de nouvelles mesures gou-vernementales comme les emplois d'avenir, les em-plois francs : il faut toujours faire ses preuves dans la plus grande fragilité. Et demain, on nous promet, sur le modèle des universités, une éducation sou-mise aux intérêts marchands pour nous précariser encore plus tôt. 

    Étant confrontés à cette réalité désastreuse pour la majorité d'entre nous, il est apparu indis-pensable de faire de cette question du travail des jeunes l'axe majeur de notre intervention politique. Cette bataille doit nous permettre d'enrayer l'of-fensive de classe du patronat pour répondre à nos besoins. La travail y est au coeur car il détermine l'accès à tous les droits : santé, logement, trans-port, culture. Il est l'outil de transformation radica-le de cette société fondée sur le pouvoir d'une mi-norité qui s'accapare nos richesses. C'est bien ce thème qui a mobilisé notre génération ces derniè-res années et qui a permis de renforcer notre orga-nisation et notre écho au sein de la jeunesse. S'en saisir, c'est répondre aux enjeux d'avenir et aux préoccupations de notre génération. Ne connaît-on pas un jeune qui se demande s'il trouvera un em-ploi si les usines ferment les unes après les autres ?

     

    Ne connaît-on pas un jeune qui si demande comment finir le mois avec un demi-salaire ? 

    En proposant une démarche globale qui s'adresse à tous les jeunes quelque soit leur situation, nous pou-vons changer radicalement le quotidien des jeunes. A chaque jeune une formation (de son choix) ou un em-ploi, voilà le moyen de permettre à chacun de maîtri-ser son parcours de vie. Sécuriser son quotidien pour garantir des droits fondamentaux en opposition à la précarité généralisée : nous portons un contenu utile immédiatement et profondément révolutionnaire qui redonne du pouvoir aux travailleurs et sort nos be-soins du marché. 

    Pour monter en puissance, nous devons agir par éta-pes. D'abord, déconstruire idéologiquement les dis-cours sur le coût du travail pour mettre au clair l'op-position de classe avec le capital. Ensuite, s'attaquer aux logiques d'emplois précaires pour faire valoir nos revendications de sécurisation des parcours de vie. Enfin, construire le maximum de batailles locales pour gagner concrètement des nouveaux droits. 

    Nous le voyons, nous tapons juste, d'autant plus que nous ne sommes pas seuls. En 2012, Marie-George Buffet, députée communiste, a déposée une proposi-tion de loi pour l'avenir des jeunes, reprenant nos propositions. Plus de 60 organisations de jeunesse ont signé un appel cette même année afin d'en finir avec le lot de mesures précaires à destination des jeunes. Ces attentes ainsi que l'ensemble des jeunes qui les portent n'ont pas disparu. A nous de jouer pour rassembler autour de ces exigences. 

    Par l'éducation populaire, l'implantation dans de nombreux lieux de vie des jeunes, nous pouvons bâtir les grandes mobilisations de demain. Toutes les initia-tives sont bonnes à prendre ! Changer la vie des jeu-nes, c'est changer la société ! La balle est dans notre camp!

    Nordine Idir, Secrétaire Général du MJCF