En effet, le MEDEF et le gouvernement dramatisent la situation de financement des retraites. En réalité, il s’agit de remettre en cause un acquis social fondamental. Pour nous, ces reformes aboutiraient à :
- Un allongement des durées de cotisation
- Une baisse du niveau des pensions (une moyenne de plus de 20 %) et donc du niveau de vie (pénalisation par un système de décote qui précarise une fois de plus la condition des femmes dans le monde du travail)
- Un départ à la retraite au-delà de 60 ans pour de nombreuses personnes
- L’instauration d’un système financier par capitalisation
Si la réforme Raffarin aboutissait, ce serait catastrophique pour l’ensemble des salariés. D’autres choix sont possibles, a contrario de ce projet inacceptable, nous sommes porteurs d’une réforme intégrant :
- Un système de retraites uniquement par répartition
- Une retraite à 60 ans à taux plein. Le taux de remplacement doit correspondre à 75% et être basé sur les 10 dernières années avec un minimum de 100% du SMIC.
- Le calcul des retraites doit prendre en compte le critère de pénibilité, et ainsi permettre aux personnes exerçant des métiers difficiles de partir plus tôt en retraite.
- Les années d’étude, de formation, d’apprentissage et de stage doivent être validées afin de ne pas défavoriser les étudiants et de permettre de se former tout au long de la vie. De la même façon, nous exigeons la validation de toutes les périodes d’inactivité forcée (chômage non indemnisé, RMI, etc.).
- Une répartition des richesses créées par le monde du travail en faveur du monde du travail. En clair, il s’agit de prendre sur les bénéfices des entreprises et d’élargir l’assiette de la cotisation employeur pour financer la protection sociale, dont la retraite est une des branches.
Nos ambitions sociales ne seront réalisables qu’avec une réforme du mode de financement en lien avec une politique de plein emploi stable, correctement rémunéré, avec amélioration des conditions de travail.
Les jeunes doivent être les premiers à se mobiliser pour ces luttes et nous appelons tous les jeunes à se mettre en grève et à manifester massivement lors des différentes mobilisations à venir.