Ils détruisent notre monde…
L’impérialisme est un élément structurant du capitalisme mondialisé, il répond à la nécessité constante du capitalisme d’ouvrir de nouveaux marchés. L’impérialisme et la mondialisation dans leur forme moderne sont engendrés par les révolutions industrielles puis informationnelles. Ils s’articulent pour renforcer la domination du capitalisme. Aujourd’hui, les multinationales ont des intérêts partout dans le monde et sont parfois à l’origine de guerres et destructions. Ainsi, les États ne maîtrisent pas seuls les relations internationales. Les antagonismes du capitalisme poussent l’impérialisme états-unien dans des contradictions profondes, telles que la dette ou le déficit public, et conduisent à sa crise, se traduisant par des difficultés militaires, économiques et idéologiques. Par exemple, le gouvernement des États-unis a prétexté du 11 septembre pour mener, au nom de la « lutte contre le terrorisme ». Une stratégie du chaos alimentant tous les intégrismes, notamment pour se trouver de nouveaux marchés en vue de dépasser la crise dans laquelle il est tombé… Sa politique bafoue les libertés que les États-unis prônaient jadis contre l’autoritarisme des pays de l’Est. Elle s’oppose à toutes les alternatives progressistes, au nom d’une prétendue démocratie. Des pays sont détruits sous prétexte de maintien de la paix, pendant que leurs entreprises négocient les contrats de reconstruction. L’impérialisme états-unien n’est pas le seul existant. Il s’ajoute à celui des autres membres du G8, y compris la France, par exemple avec la « France-Afrique » qui continue à piller et dévaster le continent africain. La construction de l’Europe repose sur un modèle ultralibéral de mise en concurrence des peuples, à l’établissement d’une Europe forteresse et à l’augmentation des inégalités sociales. Cette absence de coopération entre les peuples alimente une situation de précarité grandissante, faisant le terreau des mouvements d’extrême droite.
Les exigences drastiques, imposées par les instances internationales actuelles, plongent la majorité de la population mondiale dans la pauvreté. La dette remboursée déjà plusieurs fois mais aussi les guerres, sont des armes de domination des capitalistes. La guerre en Afghanistan et en Irak, l’occupation en Palestine par Israël, la situation en Tchétchénie, le blocus de Cuba, sont des exemples de l’impuissance de l’ONU face aux intérêts impérialistes et illustrent son incapacité à être une véritable force de paix. Les choix économiques libéraux renforcent les inégalités dans le monde. L’attitude colonialiste ou néo-colonialiste structure la domination des pays du Nord sur ceux du Sud. Les ravages de la mondialisation capitaliste sont de plus en plus visibles sur les plans économique, sociaux et environnementaux. Par ailleurs, force est de constater les conséquences désastreuses de la course à l’armement, favorisée par les industries privées, les gouvernements et les institutions militaires inter-Etats. Le traité de non-prolifération nucléaire n’est pas respecté par les plus grandes puissances mondiales. En plus d’être une force dissuasive, le nucléaire peut être un outil de domination.
Une situation qui ouvre des possibles
Le capitalisme n’est pas irréversible, la politique ne doit plus être impuissante face à ce dernier. Nous avons un rôle de premier plan à jouer dans la transformation du monde. Des exemples de coopérations voient le jour notamment en Amérique latine. Les avancées de la Révolution cubaine, la dynamique impulsée par la Révolution bolivarienne au Venezuela, l’émergence de mouvements progressistes en Bolivie… montrent que d’autres choix existent. Nous soutenons toutes les luttes d’émancipation communiste et progressiste à travers le monde pour se libérer du capitalisme. Les résistances deviennent toujours plus massives, contredisant l’idée que la « chute du mur » aurait acté le capitalisme comme fin de l’Histoire. Partout, des femmes et hommes se révoltent et veulent construire une autre société. La victoire du « non » le 29 mai 2005 en France participe à cette dynamique. Ce rejet du libéralisme s’illustre aussi par d’importants mouvements sociaux, comme les mineurs chiliens, les dockers en Europe ou les ouvriers sud-coréens, etc., au sein desquels les réseaux altermondialistes prennent une place intéressante et, même si nous sommes conscients de leurs limites, deviennent forces de propositions. Les forums mondiaux et continentaux permettent à diverses organisations progressistes de se rencontrer afin d’élaborer des perspectives communes. Ils participent en ce sens à la construction d’alternatives. Pour dépasser le capitalisme, nous luttons pour construire le communisme à travers le monde. Cependant, nous réaffirmons que la lutte anticapitaliste à l’échelle mondiale, comme nationale, doit se fonder sur une action internationaliste, s’appuyant principalement sur les forces politiques.
Quel monde voulons-nous ?
Nous voulons un monde de paix et de solidarité entre les peuples en harmonie avec leur environnement, débarrassé de tout impérialisme, sans classes. Nos voyages de solidarité, notre participation aux manifestations contre la guerre, notre investissement dans les festivals mondiaux de la jeunesse et des étudiants, ainsi que dans les forums sociaux continentaux et mondiaux, nous ont permis de défendre ces conceptions. Nous appelons toutes les forces progressistes à s’organiser et lutter ensemble. Nous nous engageons pour de nouveaux rapports entre les peuples qui seraient basés entre autre sur le développement des pays du Sud à travers :
- L’autodétermination des peuples excluant tout repli identitaire. Elle exigerait par exemple la constitution d’un État palestinien avec une réelle cohérence de territoire et un soutien à la lutte des Sarahouis pour la reconnaissance de leur État.
- La réparation des injustices économiques et sociales et l’annulation de la dette et par la mise en place à l’échelle mondiale d’un système de solidarité entre les Nations et les peuples.
- La coopération entre les peuples comme par exemple les programmes sanitaires et éducatifs initiés par Cuba dans le monde et à travers l’Alba .
- La sortie des brevets pharmaceutiques des logiques du marché, parce que la santé est un droit universel. Cela permettrait d’éradiquer la propagation du paludisme et du VIH par exemple.
- La redistribution et la gestion équilibrée des terres agricoles. C’est pourquoi, nous devons développer notre intégration au sein de la FMJD , dont nous souhaitons redevenir un membre actif. C’est par ces luttes mondiales que nous pourrons réorienter radicalement les institutions internationales (FMI, OMC, Banque mondiale, etc.) et en faire des outils au service de la coopération, du co-développement et du développement humain et écologiquement responsable. Nous proposons entre autre d’en assurer le financement via l’instauration d’une taxe internationale sur les flux financiers.
Nous nous engageons pour un monde de paix. Nous défendons une culture de la paix. Ainsi nous exigeons la fin de la course à l’armement et le démantèlement des armes nucléaires et conventionnelles. Nous exigeons le retrait de l’OTAN, instrument du militarisme occidental. L’ONU doit être complètement refondée pour qu’elle devienne une véritable force de paix, garante des libertés politiques, syndicales et associatives. Nous luttons contre l’emprisonnement des opposants politiques (Mumia, Barghouti…) et l’interdiction de mouvements progressistes, notamment communistes. (ex : KSM ). Par ailleurs, la protection de l’environnement au service de l’Homme nécessite que tous les pays, surtout les pays industrialisés qui sont les plus pollueurs, ratifient et respectent les protocoles internationaux (Kyoto…) malgré leurs insuffisances et favorisent le développement d’énergies alternatives.
Nous nous engageons pour une Europe au service des peuples. La construction européenne n’a de sens que si elle se fait par et pour les peuples qui la composent. C’est pourquoi nous exigeons une Europe sociale et solidaire. Pour cela, les institutions de l’Union doivent être démocratisées, comme la BCE qui doit être un outil du développement social contrôlé par les peuples. Notre dialogue avec Endyl constitue un moyen de travail et de lutte intervenant à l’échelle européenne et ne doit en aucun cas représenter une concurrence vis-à-vis de notre adhésion à la FMJD, ni ne doit nuire à nos relations avec les organisations de Jeunes communistes de notre continent. Il est nécessaire de renforcer nos liens avec les sections européennes de la FMJD et d’inviter d’autres organisations progressistes à nous rejoindre en son sein afin de mettre en commun nos expériences et nos luttes pour construire cette Europe. Nous devons construire un monde où l’humain serait l’élément central, un monde dans lequel tous les Hommes seraient égaux et libres. Nous, jeunes communistes, devons être les ambassadeurs de la paix et de la solidarité entre les peuples. Les exploités du monde entier ont des intérêts communs contre le capitalisme. C’est pour toutes ces raisons que nous sommes internationalistes.