En France, comme en Europe les jeunes se bougent
En Grèce, Italie, Espagne, Finlande, les mouvements ne cessent d’exploser : la génération des 700 qui dénoncent la précarité des jeunes grecs, 1.000.000 d’italiens réunis dans les rues pour affirmer leur refus du démantèlement de leur éducation (réformes sur le primaire, secondaires et supérieur, suppression de 130 000 postes,...) ou encore avec le mouvement des milleuristes, toute une génération de jeunes italiens qui ne trouvent pas d’emplois payés plus de 1000 euros par mois,… Tous ces mouvements témoignent d’une impossibilité pour les jeunes de se projeter dans l’avenir : université payante, formation précaire, impossibilité avant 30 ans d’acquérir son autonomie,… A tout ceci s’ajoute l’absence de boulot ou, quand on a de la chance, un boulot payé une misère et ceci même après plusieurs années d’études. Le travail et l’éducation sont, partout en Europe, au cœur des attaques libérales, donc au centre des résistances.
Les jeunes sont en recherche d’espoir, exigent le droit de se projeter dans l’avenir, d’être acteur de leur vie comme du reste. Et même si les cadres qui leurs sont offerts ne sont pas favorables à ces exigences, les jeunes s’imposent. Le gouvernement le sait : Le recul de Darcos sur la réforme, la nomination de Richard Descoing pour mener de nouvelles concertations,… sont autant de moyens pour faire redescendre la pression sociale. Il nous faut prendre tout ceci en compte, travailler sur nos alternatives, sur nos analyses afin d’être au plus près des préoccupations des jeunes, de répondre de la façon la plus efficace. Ce livret a pour but de donner des cadres d’analyses sur la politique éducative de la droite, comme de faire un point d’étape sur nos propositions. Il n’est pas exhaustif mais doit permettre à chacun de réfléchir à quelle école on construit pour demain.