Autonomie des universités, mise en place du LMD (Licence-Mastère-Doctorat), réformes des retraites, de la Sécurité Sociale … c’est sur tous les fronts que Raffarin cherche à imposer son projet ultra-libéral de régressions et de divisions sociales, de suppressions des garanties collectives, de privatisation des services publics, de destruction de la solidarité nationale. Pour sauver l’emploi, il faudrait accepter d’être toujours moins payé, précaire du premier emploi jusqu’à la retraite ; pour une université de qualité, il faudrait revenir aux bons vieux systèmes inégalitaires et élitistes !
Raffarin ne s’en cache plus : il veut en finir avec les services publics ! Assurer l’égalité entre tous les citoyens, faire vivre les solidarités, pour lui, tout cela coûte trop cher ! ET en cela, Ernest-Antoine et les barons du MEDEF ne trouvent rien à redire ; les réformes que Raffarin conduit sont toutes au service de leurs profits !
Ferry propose de faire sauter tous les cadres existants (cadre national des diplômes, carte des formations…) qui permettent une répartition et une reconnaissance des diplômes sur tout le territoire. Chaque université sera autonome pour créer ses diplômes sans aucune garantie de parcours de formation cohérent.
Elles devront, pour attirer les étudiants, se spécialiser dans quelques domaines (voir un seul), ce qui aura pour conséquence de permettre aux étudiants qui en ont les moyens de choisir un diplôme partout en France et aux plus défavorisés de se contenter des spécialités de la fac prés de chez eux puisque aucun dispositif nouveau n’est prévu pour une vraie mobilité nationale et européenne. Ce sont les pôles d’excellences contre l’université de tous les savoirs.
Le gouvernement Raffarin veut transformer l’université en centre de formation au service du patronat. Pourtant le renforcement et la modernisation d’un service public qui permette la construction d’une société d’égalité, de solidarité, où chacun puisse s’épanouir, passe par l’accès de tous aux connaissances et à une formation de qualité.