Suite à la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah le 12 juillet, le premier ministre israélien Ehud Olmert déclarait : « Le gouvernement libanais est responsable. Le Liban en paiera le prix. » Deux mois après, alors la Finul (Force d’interposition des Nations unies au Liban) se déploie au sud-Liban pour reprendre le contrôle, aux côtés de l’armée libanaise, des territoires occupés par Israël, on peut dire qu’il a tenu parole. L’armée israélienne a détruit une grande partie des infrastructures, des voies de communication, des habitations et tué des milliers de Libanais (principalement des civils), contraignant des centaines de milliers d’autres à l’exil. Qui peut encore croire que de telles atrocités ont pour unique but de récupérer les deux soldats capturés ?
Solidaires des peuples israélien, palestinien et libanais, qui ont besoin de paix de toute urgence, nous appelons au respect du cessez-le-feu et des résolutions de l’ONU. Nous demandons la libération des soldats israéliens, mais aussi de tous les prisonniers politiques libanais et palestiniens et l’arrêt de la politique coloniale et meurtrière d’Israël.
Le jeudi 17 août à 8h50, 600 CRS envoyés directement par le ministère de l’Intérieur expulsaient violemment les « 1000 de Cachan » de la cité universitaire. Depuis 3 ans, ces familles étrangères (en situation régulière pour la plupart) occupaient ces locaux non par plaisir, mais parce que leurs faibles revenus ne leur permettaient pas de se loger. C’est la réalité de notre beau pays : en 2006, on estime à plus de 8 millions le nombre de personnes mal logées ou sans logement.
Le coup médiatique de Sarkozy a jeté des familles entières dans la rue et engendré une catastrophe humaine et sanitaire. La solidarité s’organise, mais un bras de fer est engagé avec le gouvernement pour gagner la seule solution acceptable : la promesse de non expulsion des sans papiers et le relogement provisoire des familles. Mais pour qu’il n’y ait plus jamais de « Cachan », c’est la régularisation de tous les sans papiers et la relance d’une politique ambitieuse de logement social qu’il faut gagner !
Encore cette année, des centaines de lycéens dans les quatre coins de la France vont commencer la rentrée scolaire… sans classe ! La politique de la droite sur l’éducation depuis qu’elle est au pouvoir ne fait qu’augmenter le problèmes rencontrés par les élèves et leurs enseignants : après avoir traqué les lycéens sans papiers pendant l’été, elle a déjà prévu plus de 8 500 suppressions de postes en 2007. Loin de reconnaître ses erreurs, le droite persiste.
Face à ces attaques, les syndicats enseignants et lycéens ne veulent pas attendre la campagne électorale pour lancer un mouvement d’ampleur : une première journée d’actions est prévue le 6 septembre, suivie d’une grève unitaire le 28 septembre. Dès maintenant, soyons nombreux à nous mobiliser pour battre la droite !
Toutes ces situations résultent bien de choix politiques cohérents : la casse du logement social, la diminution du nombre de classes et de filières dans les lycées et les facs, mais aussi le manque d’argent dans les familles pour la rentrée scolaire, sont les conséquences d’une politique qui oriente les profits vers poches des actionnaires et des patrons plutôt que vers les salaires et les services publics.
La politique de la droite à l’œuvre depuis 5 ans a plongé notre société dans la pauvreté, la souffrance, le désespoir, l’individualisme. Il faut arrêter ça de toute urgence ! Mais pour réparer tout ce qui a été cassé et remettre l’homme au cœur des choix politiques, il faut un changement radical ! En 2005 et 2006, nous avons gagné des victoires d’étapes contre la constitution européenne libérale et contre le CPE. Cette année, allons chercher la victoire finale, engageons une véritable transformation de la société !