Mouvement des jeunes communistes
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Un article de l’Humanité sur l’Assemblée Nationale des Animateurs
La précarité en ligne de mire
Jeunesse . Le Mouvement jeunes communistes réunissait ce week-end son assemblée nationale des animateurs. Le thème de l’insertion dans l’emploi a animé les travaux.

Trois cents jeunes communistes étaient réunis à Paris, entre vendredi et samedi à l’occasion de leur assemblée nationale des animateurs (ANA) annuelle. À l’heure où la précarité des jeunes est abordée dans les médias, c’était elle qui était au cœur des travaux des jeunes délégués. Et cette précarité s’accroît avec la crise, qui a supprimé de nombreux emplois précaires, ceux dévolus aux jeunes lors de leur entrée dans la vie active. Au cours de la première séance, consacrée à la crise, c’est une soif de comprendre et de bousculer le cours des choses qui émanait de la salle. Délégué de Gironde, Paul appelait à redéfinir les critères de jugement économique », à « passer de l’argent à l’humain ». Dans une période où 40 % des moins de trente ans sont en emploi précaire, Ghila, du Val-de-Marne rappelle que la « stabilité de l’emploi est nécessaire pour sécuriser la vie de chacun et avoir une vie culturelle, associative, etc. ».

Plus généralement, la crise actuelle est vécue comme une « crise d’un modèle de société ». Dès lors, Boris du Rhône appelle à « aller contre les idées toutes faites ». Sortir des idées toutes faites ? La jeune génération de délégués interroge des notions qui font l’identité des organisations de jeunesse de gauche. Ainsi, le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) propose un système de trois allocations pour chaque moment de la vie des jeunes (formation, recherche de premier emploi, retour en formation).

Un délégué étudiant du Nord, François, appelle à « parler de revenu ». Allocation renvoie à la notion « d’aide humanitaire ». La notion de « stage rémunéré » est également interrogée. « C’est admettre que le stage n’est pas un complément de formation, mais l’utilisation de la force de travail à moindre coût pour les entreprises », prévient un délégué. Une intervention, qui, à l’image de celles d’autres militants, montre une volonté de promouvoir des idées originales et cohérentes, qui se démarquent de celles des autres formations de gauche.

Ce week-end a été un moment de réflexion, mais aussi d’échanges sur les batailles du Mouvement. Ainsi, Vanessa raconte une lutte lancée par son département, la Loire. Un de ses membres étant « apprenti », la fédération de la Loire s’est mobilisée contre les frais d’inscription dans les centres de formation et d’apprentissage (CFA). Et de rappeler un principe simple : « Les apprentis ont un contrat de travail et personne ne doit payer pour se rendre sur son lieu de travail. » C’est à partir de là que s’est engagée cette bataille politique, et juridique. Au terme du procès, les CFA du département sont conduits à rembourser leurs élèves. Présentée en atelier, cette lutte donne des idées. La formation étant une prérogative des conseils régionaux, pourquoi ne pas faire pression sur les majorités de gauche pour améliorer le sort des apprentis ? Savoir lier bataille des idées et luttes concrètes : les jeunes communistes sont repartis pleins d’arguments pour la campagne des européennes, et pour améliorer le sort des jeunes.

Nino Basquin

Les propos tenu par le journaliste, et ce qu’il fait dire aux personnes interviewé ne signifie pas que cela corresponde aux positions du MJCF.

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