Le Premier Ministre Villepin fait une déclaration le samedi dénonçant la « bataille idéologique » des organisations de jeunesse contre le CPE. Trois jour plus tard, le même Villepin donne aux préfets ses ordres pour faire passer la pilule du CPE : « Vous devez expliquer ces mesures aux Français et en particulier aux jeunes ». Il demande de « multiplier les contacts dans les universités, les lycées professionnels et les centres de formation » et de faire appel aux médias locaux.
Craignant que la mobilisation des jeunes s’amplifie contre le CPE, Villepin lance une bataille idéologique de grande ampleur. Non content de demander à ses préfets, aux universités, aux lycées et aux médias locaux de relayer la bataille, il en rajoute en stigmatisant une fois de plus les personnes privées d’emploi. Il insinue ainsi que la bataille pour l’emploi pourra être gagné en appliquant le CPE et en s’attaquant aux chômeurs-fraudeurs, ce qui laisse supposer que ces derniers seraient nombreux et représenteraient une des causes expliquant le fort taux de chômage.
Ces procédés sont indignes, insultant pour les personnes privées d’emploi. Les salariés, les jeunes ne tomberont pas dans les pièges de la bataille idéologique du gouvernement, fussent-ils relayés par les préfets et consorts.
La meilleure réponse face au comportement du premier Ministre, est de permettre aux jeunes de prendre connaissance des dispositions contenues dans le plan prétendument « pour l’emploi » et dans le CPE.
Il va falloir à ce sujet compter avec les organisations de jeunesse et syndicales. Ces acteurs citoyens, parmi eux le Mouvement Jeunes Communistes, le feront à leur manière, loin de l’esprit de division et du populisme qui règne au gouvernement.