Répondant à l’annonce de futures mobilisations de la part des organisations de jeunesse contre le Contrat Première Embauche, le Premier Ministre Villepin dit refuser une « bataille idéologique » sur l’emploi. De qui se moque t-il ?
Il agite cet épouvantail pour mieux faire oublier le caractère pour le coup idéologique du CPE. Ce nouveau contrat fait partie d’un vaste projet de société libérale impulsé par le MEDEF, visant à utiliser les jeunes comme outil de précarisation de toute la société, et faire voler en éclat le CDI.
En réalité le gouvernement ne lutte pas contre le sous emploi, il se sert du prétexte du chômage pour casser un peu plus les ultimes protections des salariés.
La précarité et la baisse du coût du travail, utilisées depuis plus de 20 ans, ont fait définitivement la preuve de leur inefficacité sociale et économique. L’expérience des CNE depuis septembre est révélatrice : 2 contrats sur 3 se sont substitués aux contrats à durée indéterminée et déjà plus de 28000 CNE ont été interrompus.
Le Premier Ministre essaie d’accréditer l’idée que s’opposer au CPE revient à freiner « la lutte contre le chômage ». La ficelle est un peu grosse, et les citoyens ne se trompent pas. Selon un sondage IFOP, 53% des français estiment que le CPE « va accroître la précarité chez les jeunes ». Pour Villepin qui essayait de faire croire à un consensus sur le CPE, c’est déjà raté.
Le Collectif des organisations de jeunesse lance une semaine d’actions du 30 janvier au 4 février, avec distributions de tracts, manifestations, assemblées générales sur les campus. Le Mouvement Jeunes Communistes s’adressera également aux jeunes des quartiers populaires, les plus fortement touchés par la précarité, et qui seraient aux premières lignes face au CPE.