Mouvement des jeunes communistes
outils
Présentation de la campagne : « J’y suis, j’y reste, j’y vote »
Nous devons cet été, plus que jamais continuer à renforcer et créer des réseaux de vigilance, il faut continuer à porter haut et fort notre conception de l’accueil des étrangers : d’abord la régularisation de tous les sans papiers et ensuite il est nécessaire de permettre à tous les résidents étrangers de prendre part jusqu’au bout à la vie citoyenne en France. La citoyenneté ne doit pas être liée à la nationalité mais au lieu de résidence. Il faut que chaque personne qui vit en France puisse construire son avenir ici et pour cela elle doit avoir le droit de voter pour ses représentants, ceux qui vont influencer la vie.

Avec notre bataille « J’y suis, j’y reste, j’y vote » décidée à la dernière ANA [*], nous avons participé à la résistance : aujourd’hui plus de la moitié des départements où la JC existe a démarré la bataille… de nombreuses initiatives ont eu lieu : distribution du 4 pages, participation aux comités de vigilance et inscription de jeunes à ces comités, parrainages de sans-papiers, participation aux initiatives du RESF ou du comité contre l’immigration jetable, concerts, tournois de foot, débats, forums, votation citoyenne…. Il est nécessaire de continuer de nous battre contre la loi CESEDA, contre l’expulsion des sans papiers, nous devons également nous battre idéologiquement contre la vision du monde de la droite au pouvoir.

Pour cela vous trouverez 2 nouveaux tracts, l’un pour demander la régularisation de tous les Sans Papiers et l’autre afin de réclamer le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers. Durant les vacances, investissons les plages et les quartiers pour poser ces questions. Des portes à portes peuvent être organisés pour faire voter les personnes pour ou contre le DDV et ainsi afficher les résultats en bas dans le hall de la cage d’escalier. Ces votations citoyennes permettraient de porter le débat sur la citoyenneté de résidence mais aussi sur la nécessité d’aller s’inscrire sur les listes électorales… Il est également possible d’envisager de faire des débats dans les quartiers populaires durant les vacances sur la régularisation de tous les sans papiers : ces débats seront l’occasion de renforcer ou créer des réseaux de vigilances pour les vacances.

Argumentaire

Deux visions du monde s’affrontent : L’une essayant de minimiser voir stopper les migrations issues des pays pauvres vers les pays riches et ainsi perpétuer notre système d’inégalités mondiales. C’est ce qui est fait actuellement. Cela se traduit par des dominations entre Etats, gérées par les instances internationales telles que le FMI (fond monétaire international), l’OMC (organisation mondiale du commerce), la BM (Banque mondiale), l’UE (Union Européenne)… et cela se traduit par la tentative de fermeture complète des frontières. Cette politique d’immigration zéro a été mise en place depuis des dizaines d’années et est un échec car l’occident ne peut pas lutter contre la force qui pousse les migrants : force de l’espoir de pouvoir vivre et faire vivre sa famille, force de survie. Avec la loi CESEDA, le gouvernement essaie ainsi d’entre ouvrir les portes aux étrangers qui seront rentables pour l’économie française, mais l’idée reste la même, ne pas changer les inégalités mondiales et contrôler les frontières. Les pays riches acceptent de donner de l’argent aux pays appauvris pour dissuader leur population de migrer, pour créer une police et des centres de rétentions aux frontières. L’autre vision est de permettre à toutes les personnes à travers le monde de choisir de vivre dignement là où ils le souhaitent et de lutter contre les inégalités mondiales. Pour permettre à chacun de vivre dignement là où il le choisit, il est nécessaire de permettre la liberté de rester ou de partir de son pays. Les migrants partent souvent car ils sont contraints par le manque de perspective d’avenir, par le chômage, les guerres et la misère. Il faut donc mettre en place des politiques de réelles coopérations permettant aux pays de développer leur industrie, leur agriculture, leur système de formation et de santé… Il faut imposer aux instances internationales comme la banque mondiale, l’OMC ou le FMI, de nouveaux critères basés sur le développement humain, le développement à long terme. Aujourd’hui les seules critères sont la concurrence libre et non faussée et la rentabilité : c’est inacceptable. Ces instances doivent être contrôlées par les peuples au service des peuples. Il faudrait de plus annuler la dette des pays appauvris qui sert aujourd’hui à entretenir les dominations et qui a été remboursée déjà à plusieurs reprises.

Il est nécessaire de permettre la liberté de circulation et d’installation dans des conditions dignes : tous les étrangers souhaitant s’installer en France doivent pouvoir avoir des papiers, c’est une condition première pour pouvoir vivre bien car les étrangers sans papiers vivent dans la clandestinité, ils sont les premiers à être exploités par du travail « au noir », par des marchants de sommeils, ils n’ont pas de protection sociale, sont à la merci d’un contrôle d’identité… Parce que sans papier on ne vit pas on survit, la régularisation de tous les sans papiers est indispensable. De plus pour vivre dignement dans son pays d’accueil, il est nécessaire de participer pleinement à la vie citoyenne. Aujourd’hui des résidents étrangers s’investissent dans des associations mais ne peuvent pas concrétiser leur lutte dans le vote : il faut l’égalité des droits entre les citoyens. Aucun habitant de France ne doit être un sous-citoyen, chaque personne qui vit ici subit les politiques appliquées par les gens au pouvoir. Nous devons donc construire tous ensemble notre avenir commun c’est pourquoi qu’au même titre que la régularisation, nous demandons le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers.

[*] Assemblée Nationale des Animateurs de la JC


haut de page
contact | Logiciels libres | Plan du site
MJCF : 2, pl de Colonel Fabien 75019 PARIS - télephone : 01.40.40.12.45