Au-delà de ces derniers faits, la colère et la révolte qui se traduisent aujourd’hui par des émeutes ne sont pas surprenantes. La Grèce connaît depuis quelques années, et surtout depuis le début de la crise, un contexte économique et social extrêmement difficile.
Le pays connait actuellement le plus fort taux de chômage d’Europe, et les attaques frontales de la droite au pouvoir envers les jeunes et les étudiants s’intensifient (hausses des frais d’inscription à l’université, logement de moins en moins accessible, discrimination à l’embauche…), et le gouvernement est mêlé à de nombreuses affaires de corruption, de nombreux scandales politico-financiers.
Dans un tel contexte, il ne faut pas s’étonner que le meurtre d’un jeune homme qui circulait librement dans Athènes puisse entrainer ces incidents violents. De plus, la seule réponse du gouvernement grec est la répression. Les syndicats et les forces de gauche appellent à une grève nationale mercredi 10 décembre contre la politique libérale du gouvernement. Celui-ci a décidé d’utiliser les émeutes qui ont lieu depuis trois jours comme prétexte pour renforcer le dispositif policier lors des manifestations. Il a même menacé de faire intervenir l’armée si la situation ne se calmait pas.
Cela nous rappelle les évènements de 2005, où après la mort de deux jeunes de Clichy, des jeunes des quartiers populaires avaient exprimer leurs souffrances et leurs colères à travers ces actes.
De Clichy à Athènes, la cause est la même : un système injuste qui crée de la misère et de l’exploitation, et la réponse du gouvernement est la même : la répression.
Nous, jeunes et étudiants communistes, sommes particulièrement indignés par le meurtre de cet adolescent par un policier, ainsi que par la répression policière et gouvernementale à l’égard de la jeunesse. Nous condamnons également les dégradations qui ont lieu dans toute la Grèce car pour nous, toute lutte doit être construite et organisée, pacifique et non-violente.
Nous tenons enfin à exprimer toute notre solidarité avec le mouvement social en Grèce et avec la mobilisation nationale de ce mercredi.