Un de ces fondements est l’égalité de traitement entre tous les étudiants : qu’en restera t-il, si une majorité d’universités continue à être sous-dotée financièrement et si à chaque étape de son parcours l’étudiant doit prouver qu’il est « méritant » ? Qu’en restera t-il si on finance uniquement les universités « performantes » ?
Un de ces principes est le lien fort et fécond entre Enseignement supérieur et Recherche : qu’en restera-t-il là aussi, si le statut des enseignants-chercheurs est remis en cause et si les organismes de Recherche sont démantelés ?
Enfin, comment croire que le service public sera meilleur demain si les enseignants sont moins bien formés, moins bien préparés à l’exercice d’un métier qui ne peut se réduire à la maîtrise d’un savoir ?
Pour tous ceux qui font aujourd’hui vivre le service public d’enseignement supérieur, les choix faits par le gouvernement en la matière sont une provocation.
Nous exigeons dès à présent :
Pour les signataires de cet appel, toute réforme de l’Enseignement supérieur doit faire l’objet d’une réelle négociation avec tous les acteurs de la communauté universitaire, et doit se baser sur les fondements et les principes du service public actuel. Nous réclamons un débat national dont l’objectif serait, dans ce cadre, la construction d’un projet de transformation profonde de l’enseignement supérieur public français dans une perspective de démocratisation à laquelle la politique du gouvernement tourne aujourd’hui le dos.
Premiers signataires :