Leurs arguments ? « Rouen est une ville très polluée. Avec ce type de mesure, vous incitez les gens à prendre massivement les transports en commun. A Rouen, les prix sont très élevés, sans doute parmi les plus chers en France. La gratuité est un élément de solidarité à destination des personnes les plus défavorisées », explique Baptiste Bauza, jeune militant. A l’appui de leur démarche, les jeunes communistes citent l’exemple d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) qui vient d’annoncer la gratuité totale sur l’ensemble de son réseau, à compter de mai 2009. Châteauroux est aussi passé au tout gratuit, en 2001. Résultat : « Sur la première année, une hausse de 70 % de la fréquentation globale », assure Baptiste. Et d’ajouter : « Laurent Fabius et Valérie Fourneyron viennent d’annoncer leurs priorités pour le budget 2009 (lire notre édition du mercredi 21 janvier) : développement durable, solidarité et attractivité économique. La gratuité des transports s’inscrit parfaitement dans ce cadre. »
Ne plus payer son ticket, a priori, tout le monde est d’accord. La question, c’est de savoir comment on finance une telle mesure. Sur ce point, les jeunes communistes font des propositions : « Il faut trouver 18 millions d’euros pour compenser les ventes de titres de transport. La gratuité permettrait de supprimer des charges, émission des tickets, les bornes électroniques, les contrôleurs… », indique Tiphaine Messé, conseillère municipale au Petit-Quevilly. Autre solution envisagée : la hausse de la « taxe versement transport » payée par les entreprises. Aujourd’hui, 1500 personnes ont déjà signé la pétition.
MANUEL SANSON