Tremblement de terre
Solidarité avec le peuple haïtien
Nous sommes saisis d’effroi et de douleur face au drame épouvantable qui frappe une nouvelle fois le peuple haïtien. Si proche de nous, nous avons envers lui une dette qui remonte à Richelieu, lui qui fit dominer l’île par la France en y pillant ses ressources et en y organisant l’esclavage.
Chaque minute compte pour des milliers et des milliers D’Haïtiens, enfants, femmes et hommes, encore ensevelis sous les décombres. Chaque instant est précieux pour soulager la peine des familles plongées dans le chagrin et la douleur d’avoir perdu un être cher quand ce n’est d’avoir tout perdu. Dans cette angoissante course contre la montre pour sauver le maximum de vies, il est indispensable que les États, dont la France et l’organisation des Nations unies, s’engagent fortement.
Ceci est amplement justifié par le fait que cette tragédie a été considérablement aggravée par l’état de fragilité et de délabrement des infrastructures. Malheureusement aucun système d’alerte pour prévenir de tels dangers n’existait. On a du mal à imaginer comment la capitale, Port-au-Prince, a pu être ainsi plongée dans cette spirale destructrice, dans l’horreur et la désolation si rapidement. Si le bilan devient d’heure en heure plus dramatique, c’est aussi parce que ce pays a continué d’être dominé et pillé avec un plan d’austérité imposé par le Fond monétaire international (FMI), s’ajoutant aux violences de dictatures dont celle des Duvalier et des tontons macoutes, mais aussi aux méfaits de gouvernements corrompus. Des milliers de morts et de blessés auraient peut-être pu être évités si les populations avaient pu bénéficier d’une assistance médicale immédiate et d’un habitat plus solide.
Cette effrayante tragédie se rajoute en effet au drame quotidien des 12 millions d’habitants de ce pays dont près des quatre cinquièmes survivent avec moins de deux dollars par jour. Cela ne fait que renforcer encore l’importance vitale de la mobilisation internationale en marche, et notamment celle de la France, qui doit ressentir une responsabilité particulière vis-à-vis des populations d’Haïti.
L’heure est maintenant à la solidarité active la plus large. Ils sont et seront des dizaines de milliers là-bas à avoir besoin de nous, à avoir besoin de tout : des médicaments, du matériel de base, des vivres, des moyens financiers pour reconstruire.
Nous, jeunes et étudiants communistes, soutenons et nous associons à toutes les initiatives de l’Organisation des Nations Unies (ONU), des Etats, des collectivités, des municipalités, des organisations internationales, et des associations qui participent à l’effort de solidarité internationale sous toutes ses formes.
Nous tenons à exprimer notre plus profonde solidarité avec la jeunesse Haïtienne, qui figure parmi les premières victimes de cette catastrophe, comme parmi les premières victimes de l’extrême pauvreté qui ne cesse de frapper ce pays.
Le MJCF témoigne de sa solidarité à tous les jeunes communistes haïtiens ou d’origines haïtienne ainsi qu’à leurs familles qui vivent ces heures sombres.