Mouvement des jeunes communistes
outils
Résolution
Un mouvement de(s) jeunes pour transformer la société !

Les capitalistes travaillent plus que jamais au repli sur soi. Ils tentent d’empêcher la rencontre des individus entre eux par la mise en concurrence et le matraquage idéologique. En effet, ils ont peur que ceux qu’ils dominent s’unissent pour faire barrage au système, pour s’en émanciper. Comme seul on ne peut rien, les jeunes et étudiants communistes font le choix de s’organiser, et le proposent à tous, afin de permettre à chacun de pouvoir s’approprier la politique. Car il faut être sans cesse être plus nombreux, plus forts pour construire un projet politique révolutionnaire, pour influer sur les choix de société et gagner. Nous sommes une organisation en mouvement, enrichie et construite par tous. Laisser ses coordonnées, distribuer un tract, organiser une initiative, nous promouvons tous les modes d’engagement pour qu’un maximum de jeunes puissent participer à notre Mouvement. Pour développer les mouvements sociaux, tous les engagements, associatifs, politique et syndicaux doivent être valorisés. Les jeunes et étudiants communistes choisissent de construire une organisation par et pour les jeunes, parce que l’offensive capitaliste concerne l’ensemble de la société mais opprime les jeunes d’autant plus fortement qu’ils sont potentiellement créateurs de révoltes, de changements. La lutte contre la loi sur l’égalité des chances et le retrait du CPE en sont les parfaits exemples : nous avons réussi à mettre un coup d’arrêt à un projet ultralibéral, mais ce ne fut pas sans conséquences, certains d’entre nous sont tombés sous le coup de sanctions judiciaires et administratives injustes, le gouvernement et le Medef voulant par tous les moyens nous faire passer l’envie de recommencer. Un mouvement dirigé et animé par les jeunes eux-mêmes est la manière la plus efficace pour eux de s’organiser. Cela permet également de leur donner une vision neuve de la politique, de donner écho à leurs revendications et de faire bouger les rapports de forces de ce monde.

Les jeunes luttent !

Du 21 avril 2002 au CPE, de la guerre en Irak à la réforme Fillon, en passant par le référendum sur la Constitution européenne, des milliers de jeunes ont fait irruption dans le débat politique. L’idée d’un rejet de la politique par les jeunes est battue en brèche. Si le doute et le fatalisme persistent dans les esprits, ces luttes ont permis d’ouvrir des perspectives, de faire grandir l’idée qu’ensemble on peut changer la société. Ainsi, l’engagement ponctuel semble évoluer au fil des luttes vers un engagement plus global et revendicatif. Toutes ces luttes étaient articulées autour des attaques des capitalistes et à des grandes valeurs : antiracisme, antifascisme, antilibéralisme, démocratie, justice sociale, pacifisme, solidarité. Ces mobilisations ont laissé entrevoir des formes d’actions réactualisé et parfois nouvelles. Si pendant le mouvement anti-CPE et la réforme Fillon, les manifestations, les grèves ou les distributions de tracts ont eu leur utilité, d’autres formes de luttes ont été réinvesties et sont venues les compléter, comme les actions « coup de poing », les nombreux blocages, ou encore l’utilisation du multimédia.

Si la colère est là, elle s’exprime de différentes manières. Les révoltes des banlieues à l’automne 2005 ont mis en lumière toute une partie de la jeunesse en marge des formes de mobilisation traditionnelles. La précarité, l’exclusion et l’absence de perspectives sont telles que certains jeunes ne perçoivent pas l’utilité de s’organiser car ils veulent voir immédiatement réaliser leurs aspirations. Dans les luttes de nombreux jeunes ont rejoint notre Mouvement. Cependant nous sommes en difficulté pour offrir un véritable débouché politique à la colère qu’ils expriment. Notre organisation et nos pratiques doivent permettre à chacun de trouver sa place dans notre Mouvement. Notre activité doit pouvoir allier débat théorique et action concrète. .

Vers une organisation de masse pour gagner

Trois enjeux principaux guident notre démarche : le défi démocratique d’une organisation en plein développement, la diversification de nos moyens d’action et une présence forte dans les lieux de vie des jeunes. Nous devons répondre à ces questions pour construire une organisation de masse.

Le défi démocratique. Une organisation plus nombreuse doit favoriser l’expression de toutes les voix qui la composent. Adaptons nos pratiques démocratiques à tous les jeunes qui nous rejoignent et faisons grandir notre mouvement pour qu’il soit plus représentatif des jeunes. La démocratie, l’efficacité, c’est créer du commun, c’est faire en sorte que chacun ait sa place dans notre Mouvement, que personne ne reste à l’écart. Le défi démocratique, c’est aussi se poser la question de la place des femmes. Remettons collectivement en cause les schémas, y compris d’organisation, pour faire en sorte que les femmes soient partout en situation d’accéder aux responsabilités, à égalité avec les hommes, en premier lieu dans notre Mouvement. Dans ce cadre, la formation de tous est un enjeu majeur pour mettre tout le monde à égalité face aux débats et aider à remplir notre rôle d’éducation populaire.

Diversifier nos moyens d’action. Pour devenir une organisation de masse, nous adaptons nos pratiques politiques. Nous nous dotons des moyens nécessaires pour atteindre nos objectifs. Agissons sur deux tableaux pour aller au bout de nos batailles. Celui de la massification du débat, pour que nos idées imprègnent les jeunes qui nous entourent et celui de la visibilité. L’écriture, la diffusion d’Avant-Garde et d’autres matériels de communication (journaux locaux), nous permet de donner une information différenciée à laquelle nous associons, pour permettre d’élargir le champ de la mobilisation, les rassemblements, manifs, grèves, blocages, cours alternatifs, projections de films, pièces de théâtre, débats, sit-in, tournois de foot, soirées festives, Internet… et tout ce que nous pouvons inventer quotidiennement.

S’organiser au plus près de la vie des jeunes. Pour permettre à un maximum de jeunes de faire de la politique, pour être un outil permettant d’impulser des mouvements victorieux, pour permettre de s’organiser : nous devons d’urgence réinvestir les entreprises, tant en milieu rural qu’urbain, et les quartiers populaires. C’est au niveau local (quartier, village…) que se ressentent les conséquences de la mondialisation capitaliste. En ce sens, nous pourrions mettre en place des collectifs de réflexion et de production sur l’activité envers les quartiers et les jeunes travailleurs (définition de matos, circulation de l’information…). Notre présence régulière, notre activité, est la condition de la construction de structures de proximité, y compris en milieu rural, là où les jeunes sont habituellement exclus du champ politique. C’est à cette échelle de proximité que nous voulons reconstituer un lien social qui peut mener à la prise de conscience des dominations, des possibilités de transformation et donc à la lutte. L’addition de toutes les luttes et réflexions locales fait la force et l’efficacité d’un Mouvement national. Notre organisation doit être un outil identifié, un espace à disposition de tous les jeunes dans les entreprises, les quartiers, les facs, les lycées, les CFA, les villages. Nous réaffirmons le besoin d’une organisation étudiante spécifique : l’UEC. La place croissante des savoirs fait de l’enseignement supérieur un levier essentiel pour transformer la société, d’autant plus que des millions de jeunes vivent cette réalité particulière. Permettons au plus grand nombre de jeunes d’être auteurs et acteurs de notre Mouvement. Faisons converger tous ceux qui veulent lutter, pour contribuer à la constitution par les jeunes d’un grand mouvement révolutionnaire.


haut de page
contact | Logiciels libres | Plan du site
MJCF : 2, pl de Colonel Fabien 75019 PARIS - télephone : 01.40.40.12.45