MJCF UEC Avant-Garde Facebook Twitter Youtube

Site National du MJCF

Site National du MJCF

Anti-racisme - lutte contre l'extrême droite

 
 
 
 

Quelles propositions pour l’éducation ? 

Sous prétexte de lutte contre les inégalités et face au laxisme scolaire, le FN propose de rétablir la « discipline » à l’école ainsi que les « fondamentaux ». 

Concrètement, ce parti propose un socle commun minimum (français et maths) et souhaite renforcer la sélection en supprimant le collège unique. Comme aux États-Unis, il y aura des lycées réservés aux familles riches avec un enseignement de qualité pendant que la grande majorité des élèves sera dans des lycées ghetto en enseignement professionnel. Dès 14 ans, on sera donc condamné à bosser gratuitement en alternance et la formation n’assurera même plus un socle commun de connaissance en histoire, en éducation civique... 

Côté citoyenneté, voilà le programme : cours de morale pour apprendre à obéir, d’histoire en apprenant les grandes figures de la France, interdiction de toute expression dans l’établissement. 

Voilà donc la conception de l’école : aime ton pays et tais-toi ! Leur école ne doit pas servir à former des citoyens avec un esprit critique. Le FN veut des jeunes corvéables à merci qui savent juste compter et cliquer au nom de la compétition mondiale !

 

L’immigration est-elle un problème ?

Le FN toujours pointé du doigt des boucs-émissaire en attribuant le bas niveau des salaires à la « concurrence de la main d’oeuvre du Tiers-monde qui s’exerce par le biais de l’immigration ». Les immigrés et leurs enfants ne s’intégreraient jamais. 

En conséquence, le FN veut remettre en cause le droit du sol et donc la nationalité française à des milliers de jeunes qui n’ont connu que la France comme pays. 

Ainsi, la candidate du FN tente de faire passer comme fait accompli que les immigrés coûtent chers à la France, que ce sont des fraudeurs en puissance et qu’ils sont la cause de l’insécurité. 

En mettant les immigrés au premier plan, le parti d’extrême droite cache les vrais intérêts qu’il sert. Au lieu de regarder vers le haut, le Front National préfère détourner l’attention vers une partie des dominés. 

Rappelons que les immigrés qui bénéficient de 47 milliards d’euros de prestations sociales en reversent 60 milliards (soit 13 milliards d’excédents pour les finances publiques) et que les 400 000 travailleurs sans-papiers représentent 4 % du PIB français. Alors non ! Nous refusons de lutter contre des gens qui apportent leur travail et leurs qualifications à la France, ce ne sont pas nos ennemis. 

 

Le FN : un parti social ?

Le Front National est « favorable à la flexibilité du temps de travail » et s’oppose à une réduction du temps de travail qui permet pourtant de partager le travail et de faire baisser le chômage.

On voit clairement transparaître le discours du patronat quand le FN s’exprime. Ils veulent casser le droit du travail en favorisant les négociations par entreprises qui seront défavorables aux travailleurs, car ils subiront les menaces de licenciement. 

La classe ouvrière, que l’héritière Le Pen prétend défendre, serait encore plus enfoncée dans la précarité, puisque le FN prône la hausse des cadeaux fiscaux aux entreprises, la suppression du SMIC, l’interdiction des syndicats et donc l’impossibilité de s’organiser pour réclamer des droits. 

En définitive, le FN à toujours lutté contre les intérêts des travailleurs, jamais à leur coté lors des luttes. Par exemple la retraite à 60 ans l’horrifie : pour le FN, il faut travailler plus longtemps pour gagner moins…

 

Le FN, un parti antisystème ? 

On entend constamment dans la bouche de Marine Le Pen qu’elle combat le système. Mais lequel et qui ? Si elle ne dit rien sur tout ça, c’est bien qu’elle n’a aucune réponse concrète à nos problèmes quotidiens (chômage, précarité, logement).

En réalité, elle souhaite appliquer l’austérité comme tous les candidats qu’elle dénonce. Avec le déficit public à 0 % (la règle d’or), elle supprimera des postes dans les services publics sans toucher aux plus grands fraudeurs : ses amis patrons (30 milliards par an) ! 

Le FN existe depuis 40 ans : il a des élus sur tout le territoire (0 % d’ouvriers parmi eux) dont certains ont été condamnés pour des affaires de corruption (détournements de fonds ou financement illégal de campagne à Vitrolles ou Toulon).

N’oublions pas que l’UMP reprend une majorité de ses idées depuis dix ans et que Marine Le Pen est autant présente dans les médias que les grands partis qu’elle dénonce : normal, ils ont les mêmes solutions ! 

L’an dernier, Marine Le Pen avait même proposé une carte d’adhésion à Claude Guéant, ministre UMP de l’Intérieur, suite à ses propos sur l’islam. Loin d’être l’ennemie du « système », elle ne remet pas en cause les logiques du système capitaliste et alimente même la division des exploités et les profits maximums pour les patrons. 

Derrière les apparences de nouveauté, le fonds reste le même. 

N’oublions pas que sa principale mesure reste la préférence nationale. C’est clairement une remise en cause de l’égalité de tous, de la déclaration des droits de l’Homme (Art 1 « tous les hommes naissent libre et égaux… ») et de la République française (liberté, ÉGALITÉ, fraternité).

En faisant souffler un vent nauséabond sur la France, la droite et l’extrême droite veulent détourner la colère contre le système capitaliste inégalitaire et injuste. Outil des puissants, le FN est la preuve que les capitalistes sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges et nous retirer tous nos droits. 

Face à ce projet de société dont les jeunes seront les premières victimes, nous opposons des mesures fortes et offensives pour la solidarité et l’égalité : éducation de qualité, statut pour les apprentis, régularisation des sans-papiers étudiants et travailleurs, droit de vote des résidents étrangers, lutte réelle contre toutes les discriminations (homophobie, racisme, sexisme). En répondant concrètement à nos besoins et en s’attaquant à toutes les divisions, on fait avancer toute la société.