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Liberté pour Salah Hamouri et Marwan Bargouthi

 
 

Salah HAMOURI, jeune franco-palestinien en a fait les frais ; il a été jugé sans preuves en 2005 et est depuis dans les prisons israëliennes. La paix semble inenvisageable ; pourtant Marwan BARGOUTHI, député de l'autorité Palestinienne, fait le consensus côté Palestinien pour engager des pour-parlers de paix, mais Israël le maintient en détention, depuis 2002, comme de nombreux chefs d'organisations politiques palestiniennes. Il a pourtant toujours prôné la paix.

 

Salah Hamouri

Salah Hamouri est un jeune franco‐palestinien, né le 25 avril 1985, condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien, illégal au regard du droit international.

Il a été arrêté une 1re fois le 30 septembre 2001. Il était alors en classe de 11e (équivalent de la 1re en France). Il est resté 2 mois en isolement à la Moskobieh, centre d’interrogatoire et de détention de Jérusalem, et ce malgré son jeune âge, puis condamné pour avoir collé des affiches dans le cadre scolaire. Libéré en janvier 2002, il a réintégré son lycée où il a obtenu l’équivalent du Bac. Il a alors décidé de suivre des études de sociologie à l’université très réputée de Bethléem. 

Il a été arrêté une 2e fois à Bethléem lors d’une soirée chez des amis, fin février 2004. Une des personnes présentes était recherchée par l’armée israélienne. Salah, qui n’avait rien à se reprocher, a dû malgré tout passer 4 mois en « détention administrative » (système permettant à Israël le maintien de Palestiniens en détention sans inculpation ni jugement, sans limitation de durée). 

Il a été inculpé en 2005 sous la double accusation d’avoir projeté d’assassiner un rabbin et d’appartenance au Front Populaire de Libération de la Palestine. La réalité est tout autre, Salah a commis l’erreur avec un ami de passer en voiture devant la « demeure » du rabbin. Quant à sa soi-disant appartenance au FPLP, Salah comme le FPLP a toujours démenti. Mais ça n’a pas empêché le gouvernement israélien de l’arrêter. 

Après 3 ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute d’éléments de preuve, Salah a été condamné par le tribunal militaire israélien à 7 ans de prison. Salah a été contraint de faire « des aveux », sur les conseils de son avocate, car « soit il acceptait 7 ans, soit ce serait pire », sa peine pouvait être doublée voir triplée sans garantie sur ses conditions d’emprisonnement

L’état français avait fait le choix par son silence de défendre un état « démocratique » et allié des États-Unis. L’unique geste que le président Sarkozy aura produit en 6 ans est d’avoir demandé poliment au gouvernement israélien la libération de Salah le 18 décembre 2011, soit 20 jours de peine supplémentaire. Salah témoignera à sa libération de sa grève de la faim dénonçant les conditions d’incarcération inhumaine et des efforts de son Comité de Soutien présidé par Jean‐Claude Lefort grâce à qui il doit sa libération et dénonce les « efforts » tardifs et timides de l’État français

Le Mouvement Jeunes Communistes de France (membre du Comité de Soutien à Salah Hamouri) a lui aussi participé activement pour sa libération en multipliant les interpellations au gouvernement par courrier, rassemblements et médias. Le MJCF a également organisé partout en France des initiatives pour faire connaître Salah auprès de l’opinion publique dénonçant le silence de l’État français et exigeant sa libération ainsi que des 11 000 prisonniers politiques palestiniens. Lors de ses voyages de solidarité organisée en Israël et Palestine, les jeunes communistes ont rencontré à plusieurs reprises Salah en prison afin de lui apporter tout leur soutien.

La bataille pour Salah Hamouri

Marwan Barghouti

Le monde qu'il découvre à sa naissance le révolte et il entre dès l'âge de 15 ans au Fatah. Il est emprisonné par les Israéliens en 1976 au cours d'une manifestation. À sa sortie d'incarcération, il entre à l'Université où il obtient une maîtrise en histoire, une autre en science politique et un diplôme de 3ème cycle en relations internationales.

Organisateur hors pair et homme de terrain très apprécié pour ses qualités d'orateur, il est l'un des principaux initiateurs de la 1ère Intifada en 1987, mais il est très vite arrêté par l'armée israélienne et expulsé en Jordanie. Il ne peut revenir d'exil qu'après la signature des accords d'Oslo en 1994. Il est élu au Conseil législatif de Palestine en 1996 où il défend la nécessité d'une paix avec Israël et devient secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie. Le 28 septembre 2000, la provocation d'Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées lance la 2ème Intifada.

Après une tentative d'assassinat de l'armée israélienne dont il faillit être victime, il est capturé par Israël le 15 avril 2002. Soutenant les attaques armées contre l'occupation israélienne, il rejette les attaques contre des civils sur le territoire d'Israël. Il est condamné le 20 mai puis le 6 juin 2004 à la réclusion à perpétuité et à 40 années d'emprisonnement.

Pour réaliser la paix, les Palestiniens ont besoin d'unité nationale, autant que les Israéliens ont besoin d'un consensus pour leur retrait. L'homme qui symbolise l'espoir d'unité chez les Palestiniens est Marwan Barghouti.

Maître Gisèle Halimi, avocate de Marwan, voyant dans le prisonnier « Un symbole de la lutte contre l'occupation », elle l'a comparé à Nelson Mandela, « lui aussi emprisonné pour avoir lutté contre cette honte de l'humanité qu'était l'apartheid ».

« Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre opprimé défend : le droit de m'aider en l'absence de toute aide venant d'ailleurs. »

 

Paix et justice au Proche-Orient

Depuis plusieurs décennies, le peuple palestinien est empêché de vivre. Son quotidien est fait de fouilles, d'arrestations arbitraires, d'interdictions de circuler, de checkpoints tenu par les forces Israéliennes.

Les droits de l'homme sont bafoués quotidiennement avec le soutien tacite de la France et de l'Union Européenne. Ces deux puissances diplomatiques ont la possibilité de changer le cour des choses. Il faut faire respecter le Droit International et la paix. Cela implique l'existence d'un État Palestinien, comme l'avais promis F.Hollande lors de sa campagne.

On le sait, la politique est une histoire de rapport de force. Nous, la jeunesse de ce pays, doit être celle qui rappelle au président ces engagements. Nous devons également dénoncer l'apartheid israélien et les accords de coopération économique existant avec l'UE et la France. Nous ne pouvons être complice d'une politique raciste et assassine envers un peuple mais bien être ceux qui gagnent une paix juste et durable.