Nous voulons en finir avec la précarité au travail. Le choix ne doit plus être entre chômage et précarité avec l’enchainement de contrats bidon. Les allocations doivent s’accompagner de réelles garanties au travail et celui-ci doit avant tout répondre aux besoins des jeunes. Cela passe par la fin à l’intérim, avoir une rémunération juste, des stages formateurs et véritablement encadrés : le travail s’en trouverait changé.
Ce changement au travail doit s’accompagner d’une véritable refonte des droits : la santé, les transports, ou encore le logement doivent pouvoir être des droits et non les principaux postes de dépenses d’un jeune travailleur qui ne ferait que bosser pour payer ces traites.
Accompagner l’insertion professionnelle des jeunes vers un emploi durable et correctement rémunéré, de lutter contre les discriminations à l’embauche, et de mettre en place un plan de résorption de l’emploi précaires des jeunes (et de tous en général). Le SMIC sera fixé à 1700 euros nets.
Ces propositions s’inscrivent dans la perspective d’une« sécurité d’emploi ou de formation », comme le propose l’économiste Paul Boccara pour sécuriser les parcours de vie et abolir le chômage et la précarité.
L’objectif est de répondre aux formidables besoins de formation de notre époque. Il s’agirait pour les salariés d’alterner les périodes d’emploi stable et les périodes de formations sans passer par la case chômage ou précarité. Au contraire, nous exigeons le maintien de bons revenus et de droits imprescriptibles, avec des formations choisies permettant aux individus de pouvoir approfondir des connaissances, de faire face aux développements technologiques mais aussi de se cultiver pour soi.
Ainsi que le souligne Maryse Dumas au sujet du projet de sécurité sociale professionnelle de la CGT, un telle démarche permettrait « de passer d’une vision réparatrice de l’indemnisation du chômage et du droit sur les licenciements à un droit de l’individu tout au long de sa vie qui le libère de sa dépendance au devenir et à la gestion de l’entreprise. […] Ainsi, le principe même du licenciement disparaît. »